Les Forces armées congolaises (FARCD)
De l’incapacité du gouvernement congolais à protéger sa population

Alors que les combats entre le mouvement rebelle M23 et les forces armées congolaises (FARDC) se poursuivent à Sake et en direction de Bukavu, The News Times nous apprend ce 22 novembre que 2100 soldats des FARDC et policiers congolais se seraient rendus aux militaires du M23 (Congo-Kinshasa : Over 2,000 DRC Soldiers Surrender to M23).

Puisqu’il est évoqué dans deux des derniers articles publiés (1, 2) sur ce site et afin de rendre compte de ce que sont les Forces armées congolaises, nous publions ci-dessous le rapport Prendre position sur la réforme du secteur de la sécurité publié en avril 2012 par la FIDH.

Extrait

La cause centrale de la souffrance des populations de l’Est du Congo est la persistance de l’insécurité.

En effet, l’incapacité du gouvernement congolais à protéger sa population ou à contrôler son territoire entrave les progrès qui pourraient être réalisés dans tous les autres domaines.

Un secteur de la sécurité efficace – organisé, doté de ressources adéquates, formé et soumis à des contrôles – est essentiel pour résoudre des problématiques telles que le déplacement de populations, le recrutement d’enfants soldats, le viol, mais aussi la croissance économique ou le commerce de minerais lié au conflit.

Ce constat n’a rien de nouveau : la nécessité d’instaurer des structures militaires, policières et judiciaires efficaces a déjà été soulignée à maintes reprises. Pourtant, loin de faire l’objet d’améliorations durables, les forces de sécurité congolaises représentent toujours une menace considérable pour les populations civiles.

Les récentes allégations relatives à des viols et à des pillages commis par des troupes commandées par un colonel dans la région de fizi en 2011 mettent en évidence le lien entre l’échec de la réforme militaire et les violations des droits humains.

Les militaires – à savoir les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC – sont accusés de s’être largement impliqués dans les plus graves atteintes aux droits humains.

La corruption de la police est endémique et quasiment toute forme de protection judiciaire demeure inaccessible à une vaste majorité de la population.

(...)

Le rapport


Le rapport au format .pdf :

PDF - 1.1 Mo
Mis en ligne par :   Bruno Gouteux
Documents joints

novembre 2017
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