La Nuit rwandaise n°10 - 2016
L’implication française dans le génocide des Tutsi

Il y a dix ans disparaissait Jean-Paul Gouteux, et nous prenions la décision de prolonger son œuvre en reprenant le titre de son livre majeur, la Nuit rwandaise, pour cette revue annuelle consacrée à l’implication française dans le génocide des Tutsi.

Depuis dix ans, chaque année, généralement le 7 avril, mais une fois le 13 mai et l’année dernière le 4 juillet, nous sommes parvenus à faire paraître ainsi cette grosse revue de 500 pages, rassemblant les contributions de dizaines de chercheurs, spécialistes, militants ou témoins, simples citoyens engagés comme nous.

Pour fêter son dixième anniversaire, la Nuit rwandaise souhaite mettre à disposition du public l’ensemble des articles publiés depuis son origine, qui constitue d’ores et déjà une importante base de données, indispensable à la connaissance de ce crime imprescriptible.

Année après année, nous aurons pu vérifier d’une part que « le crime continue », comme disait l’également regretté François-Xavier Verschave, d’autre part que sa dénonciation n’est jamais une affaire simple, et même, pire encore, souvent une entreprise polémique.

« Le crime continue », cette année au Burundi voisin, comme l’année dernière au Kivu… La perversité sans limite des entreprises néo-coloniales se déploie encore, sous nos yeux, et nous nous sentons tout aussi démunis qu’en 1994, même si l’on peut se féliciter d’avoir accompli un énorme travail d’élucidation des stratégies criminelles que cultive toujours l’Elysée.

Tant que ce monstre ne sera pas abattu, nous répéterons inlassablement qu’il faut le détruire. Et c’est ce que nous vous invitons à faire encore une fois avec nous, en envoyant vos contributions au plus vite à La Nuit rwandaise, afin que nous puissions livrer ce dixième numéro dès le 7 avril cette année.

Vous comprendrez qu’étant donnés les délais de relecture, correction et mise en forme, il importe que vos textes nous parviennent au plus tôt.

A vos plumes !
Et n’hésitez pas à les faire plus incisives que jamais.

Car il est bien clair que nous ne sommes pas là pour le plaisir, et qu’il est grand temps que cette revue cesse d’être une revue d’actualité pour devenir, plus paisiblement, une revue d’histoire – et que le crime soit enfin derrière nous.

On en est loin malheureusement, et les reconstitutions historiques comme les dénonciations contemporaines consistent toujours à « porter la plume dans la plaie », selon la formule d’Albert Londres.

Une plaie purulente qu’il serait plus que temps de traiter.



mai 2017
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