Les responsabilités françaises dans le génocide des Tutsi
samedi 28 février à 18h - 100 rue de Charenton

La Campagne de Portraits pour le Rwanda du CIIP ciblant les responsabilités françaises dans le génocide des Tutsi se prolonge en 2015, avec une première Expo/vente à Paris, le samedi 28 février, à 18h30 au 100ECS (100 rue de Charenton - accès via les stations de métro Ledru-Rollin ou Gare de Lyon).

La vente aux enchères est destinée à soutenir l’engagement de différentes structures (ou initiatives plus isolées) vis à vis du génocide des Tutsi. Notamment par rapport aux déplacements de témoins et soins psychiques-médicaux (apportant ici notre modeste contribution).

Elle se veut ainsi au profit/réparation pour les rescapés, familles de victimes, et femmes violées par des militaires de l’armée française durant le génocide des Tutsi.

Selon ses prérogatives, le collectif de soutien aux femmes violées en sera bénéficiaire, en partie, pour aider aux frais de justice (instruction au Pôle génocide à Paris). De même avec les rescapés des 13 et 14 mai 1994 à Bisesero (certains d’ailleurs rencontrés et interviewés, après Serge Farnel et Bruno Boudiguet, dans une moindre mesure par Matjules, en décembre dernier, au Rwanda).

Les oeuvres réalisées courant 2014, par des artistes venant de Londres, Rome, Bruxelles, Lille, etc... sont donc présentées au 100ECS à Paris, depuis le lundi 16 février dernier (l’intégralité à retrouver sur le site web du CIIP). Citons ainsi Dom Garcia, Edwige Dumoulin, François Betting, Fred Ebami, Jonk, Logick, Lou Hopop, Mê-ly Meôw, Mirko Colletti, et Nicolas Renard.

Un carnet d’acheteurs sur place vous permet dès maintenant de poser une option d’achat, en nous prévenant de votre visite à l’avance. Un accueil est assuré au 100 rue de Charenton, selon cette modalité (de 9h à 21h cette semaine, et à partir de 10h samedi).

Suite à des démarches auprès d’Adonis (comédien engagé), et Nicolas Ullmann (célèbre entertainer parisien), pour animer la vente aux enchères (tous deux d’accord sur le principe mais non disponibles), ce rôle sera certainement assuré par Mathilde Tixier (artiste pluridisciplinaire : poésie en musique engagée, du Cercle Pan, & des soirées du jeudi du Centre Barbara Fleury Goutte d’Or), revenant pour l’occasion, d’ateliers d’écriture dans les quartiers nord à Marseille, et aux Baumettes.

Une deuxième partie agrémentera l’évènement, sous forme de table ronde, ou discussion libre. Avec comme intervenant Luigi Elongui (journaliste à Afrique Asie et cofondateur de l’Agence d’Information) concernant les suites du génocide des Tutsi, au Kivu. Puis Camille de Vitry (auteur notamment du documentaire Le Prix de l’or, et de l’ouvrage L’Or nègre), sur les notions de Mafiafrique/Françafrique au Mali. Enfin Yves Mintoogue (historien) à propos de la résistance de l’UPC au Cameroun. De quoi faire un pont entre les différentes composantes du panafricanisme, notamment rwandaises, congolaises, maliennes et camerounaises.

Cet investissement à la fois artistique et politique fut initié par Matjules en 2014, ayant ainsi contacté plus de mille créateurs, à l’occasion des Commémorations des 20 ans de l’extermination, programmée, des Tutsi (s’étant soldée par plus d’un million de victimes en 100 jours, d’avril à mi juillet 1994, avec l’implication de la France, jusqu’aux fondements de la doctrine militaire stigmatisante, accompagnant la genèse du crime absolu ; et une participation sur le terrain, encore à évaluer, collectivement, et donc à l’écoute des premiers témoignages).

Le CIIP se base notamment sur les signaux d’alerte de Jean Carbonare, début 1994, puis les travaux de Francois-Xavier Verschave, Dominique Franche, Géraud de la Pradelle, la CEC, Jean-Paul Gouteux, Georges Kapler, Jacques Morel, Patrick de St Exupéry, François Graner, ou Jean-Francois Dupaquier, depuis plus de 20 ans ; et plus largement Survie, Izuba, Ibuka, France Rwanda génocide, le Criaeau... principalement concernant les complicités françaises (politiques, logistiques, financières, militaires...). Sans spécifier ici l’ensemble des circonvolutions et problématiques engageant certaines des parties citées.

Sur les recherches d’Annie Faure, Contre Viols Rwanda, comme les enquêtes de Serge Farnel, et Bruno Boudiguet concernant les participations françaises (viols de femmes par des militaires de l’armée française ; des militaires blancs tirant sur les Tutsi les 13 et 14 mai 1994 à Bisesero). Avec le soutien éclairé de La Nuit rwandaise, via Michel Sitbon, pour révéler les arcanes de ces mécanismes au pouvoir, sous Mitterrand. Et se prolongeant à travers le silence institutionnalisé, encore aujourd’hui, vis à vis de ces lourdes vérités.

Sur Matjules concernant le négationnisme à la fois en France et au Rwanda, à propos des participations françaises (travail encore resté confidentiel et inachevé).

Sur Gabriel Périès et la CEC concernant la doctrine de l’Ecole de guerre à Paris (stigmatisation d’un ennemi intérieur/extérieur, et programmation d’une guerre moderne, avec une population qui s’extermine via l’importation de l’ethnisme plaqué sur des groupes sociaux, durant plusieurs décennies - et les risques à venir, au combien inquiétants).

Enfin sur les études approfondies de Jacques Schaff concernant le négationnisme dans les manuels d’Histoire, vis à vis du génocide des Tutsi.

Vous êtes donc conviés le samedi 28 février 2015 à 18h30 au 100ECS. Un cocktail vous y attend, en présence des artistes.

Et nous comptons sur vous pour enchérir lors de la vente des oeuvres pour le Rwanda.

Le CIIPhttp://collectifinnovationsilluminationspolitiques.fr


Contact :

E-mail : collectifillupolitiques gmail.com
Twitter : @Illupolitiques

Mis en ligne par :   Bruno Gouteux

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