Meutre d’un civil ivoirien par l’armée française
Assassinat de Firmin Mahé : Quatre militaires français renvoyés aux assises
Etouffemment militaire
Article publié le 22 juillet 2010
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Proposé par Thomas T.
A voir: Blog Secret Défense

Quatre militaires, dont le colonel Eric Burgaud, sont renvoyés aux assises par une juge du tribunal aux armées de Paris pour le meurtre de Firmin Mahé, Ivoirien mort étouffé dans un blindé français en 2005 en Côte d’Ivoire.

Comme on pouvait s’y attendre, le général Poncet - qui fut le patron des opérations spéciales -, bénéficie d’un non-lieu.


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« Alors qu’ils n’étaient pas en situation de légitime défense, les soldats auraient ouvert le feu sur lui, le blessant à la jambe. Il aurait ensuite été étouffé dans un blindé français qui faisait route vers l’hôpital militaire de Man, à l’ouest du pays. »

L’affaire avait été révélée en octobre 2005, cinq mois après les faits, par le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

Au cours de l’instruction, le colonel Burgaud avait cependant désigné le général Poncet comme ayant donné l’ordre implicite de tuer Mahé : « ’Roulez doucement, vous me comprenez’ (...). Cela signifiait que la solution idéale était qu’il décède en route », avait notamment affirmé au juge le colonel Burgaud, relatant l’ordre que lui aurait passé le général.

Un autre militaire, Guy Raugel, accusé d’avoir lui-même tué le jeune Ivoirien à l’aide d’un sac en plastique, est quant à lui inculpé pour « homicide volontaire ».

Deux autres militaires présents ce jour-là dans le blindé - dont le conducteur - sont renvoyés pour « non assistance à personne en danger » :

Mme Onfray avait requis une requalification en « omission d’empêcher un crime » les charges retenues contre le conducteur du véhicule, le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, et contre le brigadier Johannes Schnier, soupçonné d’avoir maintenu Firmin Mahé lorsqu’il a été étouffé.

Seul un militaire échappe au procès : le général Henri Poncet, jusqu’alors mis en examen pour « complicité d’homicide volontaire ». A l’époque commandant de la force Licorne déployée en Côte d’Ivoire, il a finalement bénéficié d’un non-lieu, conformément aux réquisitions du parquet.

Le Figaro, quotidien sarkozyste, affirme que Firmin Mahé était « connu pour être à la tête d’une bande de coupeurs de routes à l’origine de plusieurs meurtres et de viols dans le pays ». En réalité, ce sont les militaires français qui pensaient que Firmin Mahé était un « coupeur de route », raison probable de son assassinat, et on peut estimer étonnant que le journal du patronat français reprenne telle quelle cette accusation, qui de surcroit n’explique ni ne justifie en rien l’assassinat odieux - par étouffement à l’aide d’un sac en plastique - du citoyen ivoirien.

En avril 2010, quelque 900 soldats français restaient stationnés en Côte d’Ivoire dans le cadre du dispositif Licorne, créé en 2002 et qui aura atteint jusqu’à 5.000 militaires deux ans plus tard, en 2004.


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